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  • La bulle spéculative qui entourait les voitures de collection et de prestige semble percée : les prix de certains modèles emblématiques retombent ! Cela concerne-t-il tous les modèles ? Non, nous faisons le point avec vous.

     

    De l’avis général de la plupart des responsables des maisons de ventes aux enchères, la clientèle a évolué : il y a un an, le client d’une pièce exceptionnelle sortait les billets avec comme objectif, de faire une plus-value. Et c’était généralement le cas, la cote de certaines voitures doublant en quelques mois à peine !

    Aujourd’hui, s’il s’achète une voiture prestigieuse, c’est parce qu’il semble aimer le modèle et qu’il projette de rouler avec. Un changement qui a donc un effet assez drastique sur la valeur de certaines voitures : l’acheteur potentiel n’entend plus faire de l’argent, mais se faire plaisir en payant le prix qui lui semble juste.

    L’histoire est un éternel recommencement

    Petit retour à la fin des années 1980 : le décès d’Enzo Ferrari et le froid jeté sur les valeurs papiers poussent les investisseurs du côté des voitures de collection. La situation semble alors hors de contrôle : on parle d’or rouge (Ferrari), les F40 se revendent sur le marché noir à un prix largement supérieur à celui facturé par l’usine et… le soufflé retombe comme il s’est gonflé, à peine deux ans plus tard. Le marché est alors délaissé par les spectaculaires et les vrais amateurs se refont plaisir. Cela vous rappelle quelque-chose ?

    Ce qui chute…

    Non, toutes les voitures ne sont pas concernées par cette baisse des prix. Après avoir connu les feux de la rampe, les « youngtimers » prestigieux des années 80 retombent : Ferrari Testarossa, Porsche 964 et autres Lamborghini Diablo voient leur valeur baisser. En moyenne, cette baisse peut être chiffrée à 20 %. De manière générale, les voitures de prestige produites en relativement grand nombre et datant d’après 1975 sont les plus touchées.

    Ce qui reste au sommet

    En revanche, il y a toujours un marché pour les pièces d’exception. Les dernières ventes aux enchères le prouvent : une Jaguar Type D, une Ferrari Testa Rossa, voire une Aston DBR1 authentique sont des voitures extrêmement recherchées, surtout si elles affichent un palmarès éloquent et un historique sans faille !

    Ce qui est stable

    Les éternelles sportives populaires des années 50 et 60 restent des valeurs sûres, à l’exception des Porsche 911 qui ont tendance à accuser le coup. Les autres modèles (du style des Triumph TR6, MGB, Alfa Romeo Bertone…) jouissent toujours d’une forte popularité et, n’ayant jamais été la proie de spéculations, affichent une cote solide comme du roc, en légère progression même.

    Ce qui progresse

    Alors, qu’acheter ? Il faudra probablement se tourner vers les années 1990 et 2000 pour trouver les futurs classiques de demain. On l’a dit, les années 1980 sont déjà passées de mode, il est plus que temps d’anticiper l’avenir. Et l’avenir, ce sont ces Aston Martin DB7 Vantage, ces BMW M5 et autres modèles délaissés pour des alternatives soit plus anciennes, soit plus modernes. Ayez le nez fin !

    Les taux d’intérêt

    Ce qui a poussé les investisseurs à s’orienter vers un marché alternatif tel que celui-ci, c’est le faible rendement des produits financiers classiques. Avec une hausse des taux d’intérêts, il y a de bonnes chances pour que ces derniers reprennent de la vigueur et poussent donc les investisseurs à se détourner des véhicules de collection.

    Bref, faites-vous plaisir avec ce que vous aimez et payez le prix qui vous semble juste et approprié. C’est encore le meilleur moyen de se faire plaisir sans perdre d’argent !

    Philippe.


    Texte : Francois Piette

     

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